28 février 2023

AXA Climate s’engage aux côtés des coopératives agricoles pour faire face aux défis du changement climatique

Paris, le 28 février 2023 – Face à l’intensification des aléas climatiques, AXA Climate accompagne le secteur agricole dans la définition de ses modalités d’adaptation au changement climatique. Plusieurs coopératives, comme Axéréal, ont ainsi pu coconstruire leur feuille de route à l’horizon 2030, à l’issue de quelques mois de collaboration avec AXA Climate.

Le contexte

L’agriculture d’aujourd’hui est une agriculture optimisée pour des conditions climatiques stables ; et donc plus le climat change, plus elle est vulnérable. Le réchauffement climatique impacte de plein fouet le secteur agricole. Les températures pourraient augmenter, d’ici 2100, de +2,1 à +3,5°C, selon un scénario optimiste du GIEC, et jusqu’à +3,3 à +5,7°C, selon un scénario plus pessimiste. Or, à chaque degré supplémentaire, les rendements des cultures baissent : – 7,4% pour le maïs, – 6% pour le blé [1], par exemple.

La coopérative Axéréal travaille avec 11 000 agriculteurs de la grande région Centre, allant du sud de Paris jusqu’au nord de l’Auvergne. Premier malteur mondial et 3è meunier sur le marché français, elle collecte chaque année environ 5 millions de tonnes de grains.

 « Avec le travail que nous faisons avec AXA Climate, notre ambition est d’être acteurs de la transformation qui s’opère et nous projeter dans une trajectoire à horizon 2030-2050 qui dessinera les contours du paysage agricole de demain », explique Hubert Dunant, Directeur Transition et Innovation chez Axéréal. « Car notre enjeu en tant que coopérative est de produire en quantité et en qualité suffisantes afin de contribuer à la souveraineté alimentaire française. »

Identifier les solutions adaptées

En suivant 13 cultures implantées au sein de 28 zones de la coopérative, AXA Climate répond à un double objectif :

  • Anticiper les risques en comparant les contextes climatiques passés et futurs et en quantifiant les niveaux de risque spécifiques à la vulnérabilité de chaque culture ;
  • Définir le système de production le plus adapté à chacune des situations en s’appuyant sur un choix de variétés et des dates de semis à privilégier, des nouvelles pratiques à mettre en œuvre, etc.

« Cette mission est une des briques d’un projet plus global, visant à transformer le modèle agricole », décrypte Hubert Dunant. « Pour cela, nous devons embarquer tous les acteurs (collaborateurs, agriculteurs, clients industriels…) autour de cette vision. Les études d’AXA Climate relatives aux enjeux de l’adaptation climatique donnent des exemples concrets de ce que pourrait être notre écosystème en 2030. Elles nous aident tous à nous projeter très concrètement. »

Les scientifiques d’AXA Climate mobilisés

Pour déployer sa méthodologie, AXA Climate s’appuie sur la dernière génération de modèles climatiques internationaux ainsi que sur l’analyse de ses agronomes et de ses climatologues. Sont ainsi réalisées des projections climatiques sur le périmètre géographique exacte des productions. Et des seuils de vulnérabilité spécifiques à chaque culture étudiée sont déterminés précisément, en lien étroit avec les agronomes d’Axéréal.

Focus sur les différentes zones pédoclimatiques de la coopérative

Quelques mois après le début de leur collaboration, AXA Climate et Axéréal ont pu déjà identifier les principaux enjeux auxquels les 11 000 agriculteurs de la coopérative devront faire face. D’ici 2030, sur certaines zones, les 37,5° seront dépassés en juillet plus d’une année sur quatre (vs une sur vingt historiquement). Et l’été, la pluviométrie va diminuer sur le bassin d’Axéréal (jusqu’à -13 % en Champagne berrichonne, d’ici 2030).

L’augmentation des vagues de chaleur et de sécheresse dans le bassin de production causera des perturbations lors des croissances des cultures et de la maturation des grains, pouvant entrainer des pertes de rendement importantes. Dans ce contexte, la bonne gestion de l’eau sera la clé : l’irrigation devra parfois être renforcée et certaines cultures pourront mieux résister que d’autres à ces nouvelles conditions.

A l’inverse, entre novembre et décembre, la pluviométrie va augmenter et le risque d’ennoiement des plantules sera alors à prendre en compte.

 « Les évolutions climatiques ont une influence directe sur le rendement des cultures et donc sur le modèle économique des activités agricoles », rappelle Céline Knobloch, Directrice Marketing d’Axéréal. « Notre rôle en tant que coopérative est d’anticiper les changements à venir, mesurer les risques et proposer des solutions adaptées aux adhérents et clients agriculteurs, pour qu’ils puissent développer durablement leur activité, avec des pratiques diversifiées et résilientes. »

« L’anticipation et l’évaluation systématique des risques climatiques futurs est incontestablement le premier enjeu pour le secteur agricole. », explique Antoine Denoix, PDG d’AXA Climate. « Les acteurs doivent quantifier la fréquence et l’intensité des épisodes de sécheresse, de gel tardif, de précipitations ou de vagues de chaleur intenses, pour être à même d’anticiper leurs impacts sur le plan productif et financier, comme le fait la coopérative Axéréal. Les modèles existent et permettent de mesurer ces effets à l’échelle de quelques kilomètres. Et c’est dès aujourd’hui que les acteurs doivent se préparer à ces évolutions, pour accélérer le déploiement de solutions d’adaptation sur le terrain. »

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